[spectre] It is the time for giving a tribute to Ray Bradbury

Louise Desrenards louise.desrenards at free.fr
Sat Aug 25 22:00:26 CEST 2012


To the Crystal, to the Fire balloons !
Au cristal, aux ballons de feu !

Think to Pussy Riot and to Julian Assange all of them having believed
with relevance that making publicly the Fire Balloons for  giving the
People was important

Pensez à Pussy Riot et à Julian Assange chacun d'entre eux ayant cru
avec pertinence que faire publiquement les Ballons d'incendie pour
donner aux gens était important

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Un avant-propos de La RdR en hommage à Ray Bradbury
pour son dernier essai, et une tradition inédite en français de celui-ci
par La Revue des Ressources
Plus un petit dossier

A tribute to Ray Bradbury as foreword of his last essay and this essay
as unpublished translation in French by La Revue des Ressources
More a litlle folder

The symbolic irony of Mars, on which at the end of August we finally
disembarked in augmented reality, is to put us at the heart of a
tribute to the fictionist Ray Bradbury, gone forever at the dawn of
that summer.

L’ironie symbolique de la planète Mars, sur laquelle en cette fin de
mois d’août nous débarquons enfin en réalité augmentée, nous place au
cœur d’un hommage au romancier Ray Bradbury, parti pour toujours à
l’aube du même été.


Ray Brabury's last essay (original source):

TAKE ME HOME

Twice published by The New Yorker: once at the receiving, the May 24
of 2012, once the day before Ray Bradbury's death: on June 4 of 2012.

http://www.newyorker.com/reporting/2012/06/04/120604fa_fact_bradbury#ixzz1x7ip20VW

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Le dernier essai de Ray Bradbury (traduction inédite en français) :

EMMÈNE-MOI À LA MAISON

First publishing by La Revue des Ressources

http://www.larevuedesressources.org/emmene-moi-a-la-maison,2382.html

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Avant-propos / Foreword (only French)

Rosebud - Hommage à Ray Bradbury / Rosebud -- Tribute to Ray Bradbury


     L’ironie symbolique de la planète Mars, sur laquelle en cette fin
de mois d’août nous débarquons enfin en réalité augmentée, nous place
au cœur d’un hommage au romancier Ray Bradbury, parti pour toujours à
l’aube du même été.

Je ne sais pas si la mort de Ray Bradbury à 91 ans intervint
simplement et rapidement le 5 juin 2012, ou au terme d’une longue
agonie. Comme dans son enfance il avait du mal à libérer les petites
lanternes en forme de montgolfières chauffées, prêtes à s’élever, avec
la passion desquelles il dévora les premières bandes dessinées de
science fiction américaines qui tombèrent sous ses mains, laissées par
les pensionnaires de sa grand-mère, peu de temps après, de même on ne
peut libérer de penser qu’il ait souffert, on ne veut pas qu’il ait
souffert, parce qu’au-delà de son temps de vivre nous voulons que Ray
Bradbury poursuive de nous fasciner, tel qu’en ballon de feu il soit
devenu lui-même maintenant que son corps n’est plus, à l’égal des
martiens désincarnés de sa nouvelle.
Et l’on se dit que si jamais il partît lentement cela ne pût être
qu’une exaltation, un décollage émerveillé, le retour vers la pelouse
depuis laquelle il s’adonnait au rituel des montgolfières avec son
grand père, et le rejoignant au-delà par le véhicule du dernier
rêve...
ingratitude du lecteur à l’adresse de l’auteur qui dut peut-être
lutter atrocement au moment de s’arracher à la terre pour toujours.
Ainsi peut-on se consoler faiblement de la perte d’un des premiers
grands écrivains de science fiction qui marqua la dernière moitié du
XXe siècle, celui à l’instar de la jeunesse de François Truffaut qui
put bercer la nôtre, promptement traduit en français à l’époque où la
science fiction anglophone, comme le jazz et le polar, connaissaient
singulièrement des amateurs de premier ordre partagés parmi les
différentes couches sociales du pays, qui participaient à faire les
références. Ce pays d’Europe où nous vivons autrement aujourd’hui.
La première édition américaine du recueil des Chroniques martiennes,
auquel l’auteur réfère, daterait de 1951, quand la première édition
française parut en 1955, sans Les ballons de feu.
Le texte qui suit a été publié une première fois le 24 mai 2012 dans
The New Yorker, qui l’a re-publié le 4 juin, la veille du « départ
pour de bon » de Ray. Il n’y a pas de copyright spécifique indiqué à
la fin du texte, cadré par le journal sous copyright qui le publie
mais en partage, peut-être parce que le message chaleureux qu’il nous
transmet, sur la précarité de la vie et l’aspect de notre monde, et
par quoi nous trouvons le courage d’assumer la condition humaine,
c’est la puissance de l’imagination, l’illusion (non les illusions),
le dispositif poétique par lequel nous parvenons à créer aussi bien
qu’à produire désenchaînés.
D’où que nous voulions briser nos chaînes et que nous résistions à la
prédation... Peut-être parce qu’il nous transmet un message universel
irremplaçable sur l’enfance et la succession des générations qui
l’entourent, et sur l’éducation...
Dans un monde qui désespère de l’avenir, où l’on ne calme plus les
enfants rendus hyperactifs par l’environnement ludique consumériste,
ou par le stress de leur famille, qu’avec la Ritaline généralement
prescrite par des psychothérapeutes, pour rassurer les parents éperdus
plutôt que les aider à supporter les petits génies potentiels parmi
leur propre progéniture, par exemple en laissant les grand pères
produire l’émerveillement des ballons de feu ; que sont devenus les
grand-pères ?

S’ils ne sont riches, où sont les Papi d’aujourd’hui, sinon retirés de
la société dans des hôpitaux misérables depuis lesquels ils ne peuvent
plus transmettre la passion de vivre malgré la conscience de la mort,
puisqu’ils ne se sont pas suicidés ? Ils sont là pour disparaître loin
de la vue du monde (le plus vite étant le mieux dans ce cas,
considèrent le cadre hospitalier et les proches, sujets égaux devant
l’utilitarisme économique. On présente toujours les anciens comme des
personnes ne pouvant plus qu’attendre qu’il leur soit apporté.
Pourtant, ne serait-ce que transmettre le savoir-faire d’un détail
générationnel singulier, pertinent ou excellent, des souvenirs, du
mode de vie ou du métier, quelle que soit la condition sociale, c’est
transmettre un savoir magique.

Pour ces phrases vibrantes, trésor incandescent de l’envoi du dernier
mot de Ray Bradbury adressé au public... Merci.

Je pense aussi aux Pussy Riot et à Julian Assange, chacun à leur
manière ils ont gardé la ferveur de croire important de poursuivre
publiquement d’envoyer des ballons de feu...

La traductrice

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Pour mémoire du lien :

Lire en ligne

EMMÈNE-MOI À LA MAISON
par Ray Bradbury

et l'ensemble du dossier référent

http://www.larevuedesressources.org/emmene-moi-a-la-maison,2382.html

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